
En effet, il a cumulé des recettes de 1 433 259$, ce qui classe ce long-métrage comme le film le plus populaire de l'histoire du cinéma québécois
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Présenté sur onze écrans en version anglaise, « Bon Cop Bad Cop » connaît également un engouement sans précédent chez le public anglophone québécois. Un pari gagné pour l'équipe de « Bon Cop Bad Cop » qui nous présente ici le premier film canadien complètement bilingue. Produit par Kevin Tierney de Park Ex Pictures et réalisé par Érik Canuel d'après une idée de Patrick Huard, « Bon Cop Bad Cop » met en vedette Patrick Huard et Colm Feore.
L'histoire
Un avocat réputé est retrouvé sans vie à cheval sur la frontière entre le Québec et l'Ontario. Du coup, les corps policiers des deux provinces sont forcés de mener l'enquête conjointement. Malgré leurs réticences initiales, les détectives David
Bouchard (Patrick Huard) et Martin Ward (Colm Feore), aux antipodes sur tous les plans, s'attaquent à leur mission avec diligence. Le premier parle français et est originaire de Montréal, le second est un anglophone de Toronto. L'un obéit à la loi, l'autre fait la sienne. Les méthodes peu orthodoxes du premier ne font pas toujours l'affaire du second, qui observe le règlement avec rigueur, mais elles font progresser l'enquête. Bientôt, les deux hommes flairent la piste du tueur, un amateur de hockey qui se cache derrière un masque de gardien de but et s'en prend aux bonzes qui sont en train de «vendre» les équipes canadiennes aux Américains.
Faire rire
Le film, tiré d'une idée de Patrick Huard, renvoie directement à la série cinématographique L'arme fatale avec Mel Gibson et Danny Glover. La recette est classique, aux États-Unis ce serait un noir et un blanc; ici, c'est un Anglais et un Français, les clichés sont nombreux et inévitables, alors on les a pris en dérision. C'est réussi. On parle encore d'un film d'été « sans prétention », avec des explosions, des sacres, du hockey et Lucie Laurier.
Et même si plusieurs des meilleures blagues sont déjà dans la bande-annonce, elles fonctionnent quand même, donnant à chaque situation un aspect rafraîchissant.
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Mais peu importe, on veut faire rire et on y parvient de toutes les façons : vulgairement, silencieusement, et subtilement, parfois, avec les références au hockey et avec les caméos de Louis-José Houde, responsable de la scène la plus drôle du film, et de Pierre Lebeau, aussi habile qu'à l'habitude dans son rôle. Pendant près de la moitié du film, on se promène un peu partout, enfilant les blagues, les répliques assassines, les sacres et les insultes furtives, jusqu'à ce qu'on revienne à l'histoire, très mince mais très « canadienne », d'un tueur en série qui en veut aux gens qui vendent le hockey aux Américains. Là, c'est moins comique.
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