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Digg-tu? Digg-tu? Digg-tu?

 

 
diggL’expression est à la mode. Que les irréductibles bonzes de l’Académie de protection de la langue française pardonnent cet anglicisme tellement le phénomène est récent. Il a à peine deux ans et il désigne les sites où des milliers de webnautes proposent (partagent) à d’autres webnautes des nouvelles et des documents audio et vidéo qu’ils ou qu’elles jugent intéressants. Comme une image vaut mille mots, on pourrait les appeler les Youtube et MySpace des informations du Web avec quelques diffférences néanmoins. On les appelle également les sites Digg-like (SDL) du nom du célèbre site web www.digg.com, lequel fait un malheur dans le monde avec son million de visiteurs et de visiteuses uniques par jour… et du terme anglo-saxon like (semblable). QJCOM vous présente un aperçu des SDL francophones quoi qu'il y en aie en plusieurs langues différentes proposant plusieurs thèmathique différentes.

Le concept

Pour Laurent Bernat du blog Le museau numérique, le concept est facile à comprendre. «Les internautes proposent des liens vers d'autres sites qui contiennent l'information à partager. Ces liens/infos, une fois envoyés au SDL via un simple formulaire, sont placés dans une file d'attente. Les internautes peuvent voir ces niouzes et voter pour celles qui leur plaisent en cliquant sur un simple lien à côté du billet. La suite est simple: les billets qui ont le plus de votes montent vers la page d'accueil, les autres stagnent vers le bas. Un système qu'Amazon utilise depuis un certain temps pour hiérarchiser les commentaires laissés par les internautes sur les produits.» L'exemple qui suit vient du site Scoopeo  :

digg
 
Effet Slashdot

Selon KWA du blog Une araignée au plafond, les DSL puisent leur origine dans le site américain Slashdot, une communauté composée de 10 millions d’utilisateurs, essentiellement des informaticiens, où plusieurs peuvent voter pour les discussions apparaissant dans les forums du site. Les discussions les mieux notées, le plus souvent liées à l’informatique, la technologie ou la science, sont alors promues en première page du site. Compte tenu de la popularité du site, de nombreux sites référencés dans les articles ainsi promus plient sous la pression des millions d’utilisateurs qui arrivent ainsi en l’espace de quelques heures suite à la publication d’un article en première page, incapables de gérer un afflux aussi important et soudain de trafic. On parle alors de l’effet Slashdot.

Effet Digg

Dans la même veine, Digg est un site web communautaire permettant aux membres de proposer des liens web, essentiellement de l’actualité technologique ou scientifique, à la communauté. Des utilisateurs et des utilisatrices inscrits ou anonymes peuvent alors voter pour les pages web qu’elles jugent les plus intéressantes. Les pages le plus votées apparaissent alors en page d’accueil du site, générant un trafic particulièrement important. C’est Digg, du fait de la simplicité de son système, qui a connu le plus d’imitations, connues sous le terme de Digg-like. On parle alors de l’effet Digg.

diggPourquoi digger?

La plupart des responsables répondront que leur est un service pour offrir à la communauté francophone un mécanisme pour promouvoir et partager des liens, articles, vidéos, et autres items culturels. Certains l’auront fait pour relever un défi techno. D’autres comme Alexis et Nikolas du site Notreactualité.com présentent une vision pour le moins intéressante et un brin écolo, un brin philo :

«Notreactualite.com c'est comme un mélange entre un journal, un forum et un gros blogue collectif!  Pour faire une histoire courte, l'objectif du site est de créer une immense revue de presse collective et autogérée. Ce projet est né de la conviction qu'ensemble nous pouvons avoir accès à beaucoup plus d'informations de qualité sur Internet que si nous restons chacun de notre côté à lire les journaux. Si nous ajoutons tous ici un lien vers les textes, blogues, articles, vidéos et trucs qu'on a aimé et qui valent selon nous la peine d'être lus, vus et discutés, nous allons collectivement sauver un temps fou! La différence entre ce site et les journaux conventiels c'est qu'ici l'objectif principal n'est pas d'en montrer le plus possible, mais de montrer le meilleur possible. De plus, dans tous les journaux il y a une rédaction et aussi souvent un rédacteur en chef qui ont le dernier mot sur l'information qui va être publié dans le site/journal/magazine. Ici, la rédaction c'est vous!»

Le quatrième pouvoir digg

Cet «Ici, la rédaction c'est vous!» trouve écho dans l’analyse de Laurent Bernat, par ailleurs un excellent observateur du Web et compagnie. Pour celui-ci, la venue des SDL pourrait déposséder les grandes cliques (oligarchies) de l'exclusivité du pouvoir de décider ce qui est important et ce qui l'est moins dans le monde de l’actualité et de l’information. «Il y a quinze ans, si vous vouliez faire connaître quelque chose au monde entier, il fallait soit acheter de l'espace publicitaire, soit acheter un journaliste. Je veux dire convaincre un journaliste de l'intérêt de votre information. Et c'est lui (ou elle) qui, en reprenant l'information dans son média, vous offrait indirectement une possibilité d'expression. Vous pouviez aussi écrire un livre. Mais là encore, impossible de le diffuser sans passer par des intermédiaires (les éditeurs). Aujourd'hui, si vous avez quelque chose à dire, avec un simple blog ouvert en 15 secondes, et un billet écrit en quelques minutes et la proposition de liens/infos dans les SDL, le monde entier a potentiellement accès à votre géniale information. Les médias classiques, et les journalistes qui les incarnent, sont en train de perdre l'exclusivité de la première partie fonctionnelle du quatrième pouvoir: la maîtrise de la diffusion de l'information. Le pouvoir de dire. Grâce à des SDL, qui exploitent l'intelligence collective, ou le bon sens collectif, cette opération de hiérarchisation de l'information n'est plus effectuée de façon oligarchique mais de façon démocratique» écrit-il. Une révolution quoi !

Le contenu

Dès le départ, les SDL : c’est «geek»! Wikipédia définit un ou une «geek» (terme anglais se prononçant [gik]) comme le stéréotype décrivant une personne passionnée, voire obsédée, par un domaine précis, généralement l'informatique. Le type même du «geek» ce sont les premiers et les premières de la classe, à profil scientifique, férus de superhéros et de science-fiction. Bon, il y en a plusieurs. Toutefois les gens ordinaires prennent de plus en plus de places et, de sujets majoritairement technos, les SDL proposent maintenant une grande variété de sujets et de catégories susceptibles de satisfaire tout le monde ou presque. BlogMemes offre probablement la liste la plus détaillée:
 

Afrique

 Amérique

Arts

Asie

Affaires

BD

Blogs

Cinéma

Commerce

Culture

Design

Droit et justice 

Ecologie

Emploi

Environnement

 Economie 

Education

Europe

Finance 

Formation

France

Francophonie

Gadgets

 Gastronomie

Histoire

Humanitaire

Humour

 Industrie 

Insolite

Internet

Jeux

Littérature

Logiciels

Loisirs

Marketing

Médias

Mobile

Mode

Monde

Moyen-Orient 

Musique

Océanie

Open Source

People 

Photo

Podcasting

Politique

Québec

Religion

Santé 

Sciences

Sécurité

Société

Sports 

Technologie

 Télévision 

Vie pratique

 Voyage

Web


Source d’infos

Les SDL sont pour l’équipe de QJCOM une source formidable d’informations. Premièrement, parce que les nouvelles arrivent aussi vite que celles des grands médias électroniques. Deuxièmement, parce que les nouvelles viennent de partout dans le monde via des milliers de pairs de yeux, donc plus de possibilités de sujets. Toutefois, cela va dans les deux sens : il y a des nouvelles bonnes ou pertinentes et il y en a de qui sont de mauvais goût. M'enfin dirait Gaston Lagaffe.Troisièmement, on a accès aux chroniques de personnes spécialisées tout azimut. Nos préférées sont celles sur les jeux vidéos, Internet, le Web 2.0, la santé et la musique. Quatrièmement, on y découvre des nouvelles originales comme ce chien qui fait du skate ou ce site sur les meilleurs graffitis. Sûr, il arrive que des nouvelles se retrouvent en même temps sur plusieurs SDL différents. Que voulez-vous? Les webmestres et autres diffuseurs et diffuseuses de contenus profitent également des SDL pour faire connaître leur site ou leur blog, leurs articles, leurs vidéos, etc (une technique de référencement). Comme nous (voir l'image ci-dessous). Un faible inconvénient par rapport aux avantages globaux offerts par les SDL.
 

www.fuzz.fr

Leur avenir
 
Pour Martin du blog Une araignée au plafond (qui propose un dossier plus détaillé sur le sujet. Voir le lien ci bas), les SDL ne remplaceront pas les outils d’information classiques proposés par les grands groupes des médias ou des portails destinés à promouvoir la presse. «Ils ont leur place comme source d’information complémentaire, essentiellement insolite, amusante ou choquante, ou bien encore très spécialisée» conclut-il. Si les premiers SDL francophones étaient des portails généralistes ou à grande saveur technaute, la tendance vire effectivement vers les sites spécialisés. Blooops et Kopitol pour l’humour et Eldiz pour les femmes en sont des exemples. 
 
Conseils pour webmestres
 
Pour O. Duval du site Mégacherche, le réel pouvoir des Digg Like est le gain de trafic qu’il peut offrir. Après avoir étudié une semaine cet effet, il suggère d'utiliser les SDL tout particulièrement vers 17-18 heures (heure locale ou 12-13 heures heures pour l'Europe) car se sont les heures de grande affluence. Le nombre de clics augmente en conséquence. Ensuite il faut présenter son article en faisant en sorte de le vendre, c’est à dire d’appâter les visiteurs à cliquer sur votre lien. Et enfin il faut penser à ne pas utiliser de trop gros SDL en raison du nombre élevé de nouvelles proposées qui réduit les possibilités pour votre nouvelle de ses rendre en page d’accueil.
 

KopiKol
Insolite, drôle
  Fuzz!
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Généraliste
Scoopeo
Généraliste
Blog Memes France 
Blogs (France)
Blog Memes Belgique
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Pioche
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Marketing
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Culture
http://tutmarks.com/
Didacticiels
http://www.entrevue-web.fr/
Adolescents, jeunes adultes
Cs-View
Geek
Nuouz
Blogs
Linkertop
Généraliste
Gmiix
Actualités
NEToo
Généraliste
Eldiz
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Généraliste
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Politique
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Insolite
Notreactualite
Généraliste
  digg
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http://www.fuzz.fr/redir.php?nws=-Exclusivit-FX0-un-nouveau-Digg-francais-pour-les-jeux-videos
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Le Digg-like de l'horreur
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i Jigg
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Tu cliques

digg

Enquête - L'influence des Digg Francophone
 

Une Araignée au Plafond
Les Digg-like francophones : origine, popularité,
scripts et référencement
 
 

digg digg digg

15 Conseils pour se faire Connaître grâce aux Digg Like
(voir les 10 derniers conseils sur la bande de droite)
 
Textes : Serge Daigneault
Aide à la Webédition : Shadi
 
digg, digg, digg
 
 
 
 
 
 medias gratuit
 

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L'annuaire des sites Web du Québec



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grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.


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  3 personnes ont réagi à cet article

Fred , Canada, France, Paris
2007-05-05 07:05:08 | Salut, bonne analyse, perso je trouve les digg like très utiles pour se faire connaitre, j'ai d'ailleurs fait un article là dessus sur mon blog www.conseilsmarketing.fr ;D
 
noxx , Canada, Québec, Chicoutimi
2007-09-09 09:09:01 | Vous pouvez aussi ajouter http://publie.ca à votre liste :)
 
Rob , Canada, ,
2007-10-15 09:10:00 | Il y a un nouveau: http://www.digg-france.com/
 

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